Le calcul des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) & de la CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT (CAF)

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Avant de plonger dans les détails, découvrez l’essentiel en images ! Nous avons réalisé une vidéo YouTube dédiée, pour vous résumer le calcul des soldes intermédiaires de gestion& de la CAF

Définition : Les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION

Les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (ou SIG) sont des indicateurs financiers issus du compte de résultat. Ils expliquent la création de richesse d’une entreprise pour un exercice donné (via la production de l’exercice notamment). Ce découpage, encadré en France par le Plan Comptable Général (PCG), sépare l’activité d’exploitation, la politique de financement, et les éléments exceptionnels. Ce processus est vital pour les grandes entreprises comme pour les plus petites.

Calculer ces SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) sert à mesurer la santé de votre entreprise. Cela permet de comparer vos bénéfices avec d’autres entreprises, et d’analyser la provenance de chaque résultat. Les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) s’imposent donc comme la norme absolue d’analyse.

Les premiers SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION : Marge et Production

Pour commencer l’analyse des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG), on regarde d’abord l’activité de base de l’entreprise.

La marge commerciale

La marge commerciale est le premier indicateur pour une entreprise commerciale. La marge commerciale se calcule par la différence entre les ventes de marchandises et le coût d’achat des marchandises vendues. Le stock de marchandises joue un rôle ici. Une bonne marge commerciale permet de couvrir les charges de l’entreprise. Pour l’améliorer, il faut négocier le coût d’achat (le coût direct) ou augmenter les ventes. La marge commerciale est vitale : sans marge commerciale suffisante, l’entreprise perd de l’argent.

Suivre sa marge commerciale permet d’ajuster sa politique de prix. L’analyse de la marge commerciale est la base de toute activité de négoce. Comparer sa marge commerciale avec la concurrence est indispensable pour juger sa performance.

La production de l’exercice

Pour une entreprise industrielle, les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) se basent sur la production de l’exercice. La production de l’exercice évalue l’activité de fabrication durant l’exercice comptable. La production de l’exercice additionne la production vendue, la production stockée et la production immobilisée.

Analyser la production vendue indique le volume écoulé. La production stockée montre les invendus, et la production immobilisée représente ce que l’entreprise a créé pour elle-même. La production de l’exercice est donc le reflet exact de ce qui a été fabriqué sur l’exercice.

On peut ainsi comparer la production de l’exercice d’une année sur l’autre pour mesurer l’évolution globale de l’exercice.

soldes intermédiaires de gestion

Définition : CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT (CAF)

La CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT (CAF) vient souvent clôturer l’étude des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG). C’est un indicateur clé du compte.

La CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT (CAF) détermine la trésorerie dégagée par le cycle d’exploitation de l’entreprise. Avoir une bonne CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT (CAF) permet d’investir sans recourir à un emprunt ou à de nouvelles charges. Elle aide à anticiper un futur coût.

Il y a deux méthodes pour lier ce résultat et la trésorerie :

  • Méthode additive : Part du RN final du compte de résultat, en réintégrant les dotations et en enlevant les plus-values.

     

  • Méthode soustractive : Part de l’excédent brut et déduit les autres décaissements. 

L'étude de cas : Calcul des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION

Voici une étude de cas sur les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG), avec le calcul de chaque résultat pour l’année N. Chaque résultat figure dans le compte de résultat, mais le cheminement des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) doit être démontré sur votre copie pour chaque exercice.

1. La Valeur Ajoutée (VA)

La valeur ajoutée est l’un des principaux SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG).

  • Formule : Marge commerciale + production de l’exercice – Consommations en provenance des tiers. On calcule la valeur ajoutée en déduisant la consommation en provenance des tiers du chiffre d’affaires net.

  • Calcul : L’application de la formule donne une valeur ajoutée de 1 165 341 €.

  • Taux : La valeur ajoutée représente environ 60 % du CA. Cette valeur brute démontre la richesse ajoutée créée par l’entreprise. La valeur ajoutée et cette valeur brute mesurent les apports de l’entreprise. On parle bien de valeur ajoutée nette. La valeur ajoutée doit croître car c’est une valeur vitale.
2. L'Excédent brut d'exploitation (EBE)

L’excédent brut d’exploitation EBE est le cœur de la performance de l’entreprise. Cet indicateur est fondamental.

  • Formule : La formule de l’excédent brut d’exploitation EBE détaille les éléments du compte : Valeur ajoutée + subventions d’exploitation – impôts et taxes – charges de personnel. Sans oublier que les impôts sur la production l’affectent.

  • Calcul : En appliquant cette formule, l‘excédent brut d’exploitation s’élève à 722 014 €.

  • Taux : Ce résultat montre que le taux de l’excédent brut représente plus de 35 % du CA. L’excédent brut d’exploitation démontre que l’activité est rentable, indépendamment de la politique de financement et de l’impôt (comme l’impôt direct, l’impôt local, et l’impôt sur les sociétés). 
3. Le Résultat d'exploitation (REX)

Ce palier des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG) mesure la santé pure de l’exploitation pour l’entreprise.

  • Formule : Excédent brut d’exploitation EBE + reprises sur amortissements et certaines provisions + autres produits d’exploitation – dotations aux amortissements – autres charges d’exploitation. Certains éléments comptables s’ajoutent. Les autres produits viennent gonfler ce solde.

  • Calcul : On prend l’EBE et on ajoute la plus-value de cession d’actif et une autre cession (7 826 €), les autres produits (128 €), on déduit les amortissements (41 256 €) et les autres charges d’exploitation (469 €). Le résultat d’exploitation s’élève à 688 243 €.

  • Analyse : En divisant ce résultat d’exploitation par le CA, on obtient 33,9 %. Un tel résultat d’exploitation prouve que le cœur de l’exploitation est robuste.
SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION
4. Le Résultat financier (RF)

Parmi les SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG), le résultat financier évalue votre politique de financement. 

  • Formule : Produits financiers – charges financières. Ces éléments sont cruciaux.

  • Calcul : La différence entre les produits financiers et les charges financières aboutit à un résultat négatif de – 2 678 € (4 – 2682). Les charges financières liées aux emprunts pèsent souvent sur le résultat. Les directeurs financiers et les analystes financiers de l’entreprise regardent ce résultat de près. 
SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION
5. Le Résultat courant avant impôts (RCAI)

Dans ce compte des SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION (SIG), le résultat courant regroupe l’exploitation et le financier

  • Formule : Résultat d’exploitation + résultat financier.

     

  • Calcul : Le résultat courant s’élève à 685 565 €. Ce résultat courant est l’addition d’un résultat positif et d’un résultat négatif (les parenthèses ne changent non pas l’opération, la soustraction s’applique). 

     

FAQ

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  • Capacité de transport léger (- de 3,5 tonnes) : Pour gérer une flotte de véhicules utilitaires légers (messagerie, livraison du dernier kilomètre).

  • Capacité de transport lourd (+ de 3,5 tonnes) : Pour l’exploitation de véhicules industriels et de poids lourds.

  • Capacité de commissionnaire de transport : Pour organiser et sous-traiter des expéditions de marchandises à l’international ou en national.

  • Capacité de transport de voyageurs (+ de 9 places) : Pour la création et la gestion de sociétés d’autocars ou de transports en commun.

  • Actualisation des connaissances : Des modules spécifiques pour permettre aux professionnels déjà en exercice de mettre à jour leurs compétences face aux évolutions réglementaires.

Entre la préparation de l’examen pour la capacité de transport, la réception du diplôme, les formalités de création d’entreprise (statuts, banque) et l’instruction du dossier par la DREAL (qui peut prendre plusieurs semaines), il faut compter en moyenne de 3 à 6 mois pour que votre société soit pleinement opérationnelle.

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